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Les Kelloucq en voyage

La lèpre au 21e siècle

Les 26, 27 et 28 janvier 2018, c'est la Journée (sic) Mondiale des Lépreux. La semaine dernière, intriguée par les campagnes annuelles dans le métro et curieuse de m'ouvrir à de nouveaux sujets, je suis allée à la conférence de presse de la Fondation Raoul Follereau.

Où j'ai entendu un ancien malade, au téléphone depuis la Côte d'Ivoire, raconter comment il s'est reconverti en coordonnier pour aider à chausser les lépreux.

Où j'ai été bombardée de faits et de chiffres hallucinants. On dépiste environ 200 000 nouveaux cas chaque année, mais ce n'est que la partie visible de l'iceberg.

La lèpre est une maladie infectieuse, mais peu contagieuse, qui débute par des tâches sur la peau que beaucoup de malades ignorent surtout, qu'au 21e siècle, la plupart d'entre eux vivent dans des endroits reculés et peu accessibles aux soins en Inde, en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud. Mais le bacille qui se développe très lentement est dans la peau et commence à toucher les nerfs du visage, des bras, des jambes. Au stade suivant, les dommages neurologiques entrainent l'invalidité et souvent l'exclusion sociale.

Cette maladie a commencé à disparaitre en Occident dès le 16e siècle parce que les populations avaient développé une défense contre ses attaques. En 2000, l'OMS a déclaré la maladie éliminée en tant que problème de santé publique (moins d'un cas pour 10 000 habitants) et ne lui dédie plus de ressources.

Pourtant, il faudrait faire plus de dépistage actif, plus de prévention, plus de traitement. Le traitement consiste à prendre des antibiotiques pendant six mois ou un an ou, quand l'atteinte est dépistée trop trad, à proposer de la réadaptation physique (soigner les plaies qui peuvent se cancériser, faire de la chirurgie pour redonne de la mobilité et remettre debout des malades grabataires). La recherche, via les financements d'ONG, ne baisse pas les bras : des solutions pour détecter la maladie plus rapidement sur le terrain, un possible vaccin, des traitements plus rapides.

La Journée Mondiale des Lépreux sensibilise et lève des fonds. Quand les quêteurs bénévoles de la Fondation Raoul Follereau vous approcheront ce weekend, pensez aux lépreux. 

Pour en savoir plus, le site de la Fondation Raoul Follereau.

Pour faire un don, la page dédiée.

kelloucq le 25.01.18 à 10:07 dans Actualités - Version imprimable
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