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Les Kelloucq en voyage

Jeudi 20 Juillet 2017

La Tour-Forteresse de Monthoiron : un secret de moins en moins caché















OK, j’avoue : je recycle du Facebook réchauffé sur ce blog, mais je vais un peu broder sur le sujet. Dimanche dernier, dans le cadre de mon long séjour poitevin estival, nous avons exploré la Tour-Forteresse oubliée de Monthoiron avec mes parents (et visiter un site historique avec un tailleur de pierre plein d'expérience, c'est franchement top). Deux jours plus tôt, le 14 juillet, après un déjeuner charmant à Bonneuil-Matours (Le Pavillon Bleu, on conseille aux locaux), nous errions à l’aventure dans la magnifique campagne. D’un coup de volant impulsif, nous sommes descendus voir cette Tour dont on recommence à parler depuis l’an dernier.

 

Il était un peu tard ce jour-là, mais nous nous sommes jurés d’y revenir le dimanche : il ne fallait pas louper l’occasion puisque la Tour était en état de siège pour ce long weekend. Une association de passionnés, la Maisnie de l’Hermine, recréait une ambiance de camp de siège, avec costumes d’époque et tirs de canon. Le petit plus qui transforme une visite. Mais n’importe quel jour, la visite vaut le détour. Détour sur une route que j’ai souvent empruntée, enfant et ado, lorsque l’étang d’Archigny était un but de sortie familiale, puis d’aventures adolescentes, très prisé. Mais à l’époque nous n’avions aucune idée de ce trésor local, tombé dans un certain oubli, recouvert de ronces et cependant connu des habitants de Monthoiron même si son origine l’était moins.

La Tour-Forteresse de Monthoiron a été construite il y a 500 ans sur des plans de Leonard de Vinci. Le fait est scientifiquement accepté et a été ratifié par les plus grands spécialistes de cette époque de l’histoire dans les années 1990 lors d’une conférence dédiée à Léonard de Vinci. Grande fan de Léonard, j'ai adoré la visite qui collait parfaitement avec ma nième visite du Clos Lucé la semaine précédente. La jeune guide, étudiante en histoire, fait revivre l’époque avec le soutien de sa famille (maman à la billetterie, papa à la taverne qui sert de l’hypocras – vin rouge assaisonné de miel, cannelle, clous de girofle et gingembre, amis en habit de gentilshommes d’époque plus vrais que nature). Un film très bien fait, en français avec des sous-titres en anglais, tourne en boucle dans la belle salle voutée restaurée (et agréablement fraiche par ces temps de canicule).

Je ne vais pas tout vous raconter dans le détail. En résumé, il semblerait que Jacques II Turpin de Crissé, compagnon de François 1er à Marignan et seigneur local, voulait en mettre plein la vue au roi en construisant une tour-forteresse sur les plans de Léonard de Vinci qui venait d’arriver en France à l’invitation du roi de France. De son côté, Léonard voulait se faire un nom dans l’ingénierie et l’architecture, jugées plus prestigieuses que la peinture. Le pauvre génie était frustré car de nombreux projets grandioses, comme la Cité idéale de Romorantin, étaient tombés à l’eau. Cinq siècles plus tard, grâce à l’ambition ou peut-être la mégalomanie de deux hommes, nous nous tenons devant cette tour plus « ostentatoire » que défensive, la tête tourbillonnant de questions et d’admiration. Sauf que finalement mon admiration pour Léonard en a pris un petit coup. Le génie qui me laisse baba pour tant de raisons diverses n’était pas mû purement par le sens de la découverte et l’aventure intellectuelle, mais aussi par une ambition tellement humaine, certes à la hauteur de ses vastes capacités, mais quand même le besoin de reconnaissance, le besoin d’être admiré, le besoin de laisser une marque. En somme, cette visite a rendu Léonard plus humain à mes yeux (je l’appelle Léonard car l’appeler Vinci me fait trop penser au conglomérat moderne moins glamour).

Qu’est-ce que je retiens d’autre? François 1er aimait venir chasser dans le coin et aurait passé plus de temps à Châtellerault tout proche qu'à Chambord…Dans ce cas, où était-il hébergé ? Et là, je dois dire que de rapides recherches sur Internet ne nous disent pas grand chose sur le sujet. Ce mystère demeure entier. Hyperbole marketing ou fait historique avéré ? Si vous avez des éléments de réponse, je suis preneuse.

Mais cette visite a une conclusion encore plus savoureuse. Ayant posté quelques photos sur Facebook en taggant un ancien copain de lycée lié à Monthoiron et exilé sur un autre continent, j’ai eu la joie de recevoir une invitation à lui rendre visite le lendemain puisqu’il était lui aussi de passage dans le Poitou. Cela faisait plus de 30 ans que nous ne nous étions pas vus, mais nos expériences communes et notre goût pour la conversation tous azimuts nous ont immédiatement rapprochés par delà les années. Une magnifique après-midi en compagnie de sa femme que je ne connaissais pas. Je collectionne avec bonheur ces micro-moments de connexion.

 

kelloucq - 03:07 - rubrique Actualités - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Lundi 17 Juillet 2017

Visite aux fantômes du passé et dialogue avec les vivants

Alors que notre nouveau président vient de s'exprimer à la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv hier (« «Oui, je le redis ici, c'est bien la France qui organisa la rafle puis la déportation et donc, pour presque tous, la mort des 13.152 personnes de confession juive arrachées les 16 et 17 juillet à leur domicile»).

 

Alors que je commence à lire l'autobiographie de Simone Veil (1927-2017), Une Vie, publiée en 2007 et que je suis frappée par ce passage qui raconte les jours avant son arrestation à Nice et sa déportation à Drancy, puis à Auschwitz-Birkenau. « Personne n’avait entendu parler d’Auschwitz, dont le nom n’était jamais prononcé. Comment aurions-nous pu avoir une idée quelconque de l’avenir que les nazis nous réservaient ? Aujourd’hui il est devenu difficile de réaliser à quel point l’information, sous l’Occupation, était rationnée et cloisonnée. Elle l’était du fait de la police et de la censure. On a peine à croire, à présent, que personne, hors les quartiers concernés, n’ait entendu parler de la grande rafle du Vel’ d’Hiv’ de juillet 1942 laquelle, depuis lors, a fait couler beaucoup d’encre et nourrit tant de polémiques. Lorsque, bien plus tard, j’en ai eu moi-même connaissance, j’ai partagé la stupeur collective face à la révélation du comportement de la police parisienne. Sa complicité dans l’opération me semblait une tache indélébile sur l’honneur des fonctionnaires français. Aujourd’hui, même si nos concitoyens, dans leur immense majorité, partagent ce point de vue, mon jugement s’est précisé, et je pense qu’il convient de moduler l’opprobre. Jamais, jamais on ne pourra passer l’éponge sur la responsabilité des dirigeants de Vichy, qui ont prêté main forte à la «solution finale» en apportant aux Allemands la collaboration de la police française et de la milice, notamment à Paris. Cela n’atténue en rien le mérite de ceux de ces policiers qui, par exemple, ont prévenu et ainsi sauvé la moitié des vingt-cinq mille Juifs à Paris avant la rafle du Vel’ d’Hiv’en juillet 1942.

Plus généralement, si les trois quarts de la population juive vivant en France ont échappé à la déportation, c’est d’abord du fait de l’existence, jusqu’en novembre 1942, de la zone libre et jusqu’en septembre 1943, de l’occupation italienne.

Et puis, nombre de Français, n’en déplaise aux auteurs du Chagrin et la Pitié, ont eu un comportement exemplaire. Les enfants ont été, pour le plus grand nombre d’entre eux, sauvés grâce à toutes sortes de réseaux … En fin de compte, de tous les pays occupés par les nazis, la France est, et de loin, celui où les arrestations furent, en pourcentage, les moins nombreuses…. » (p. 53-54).



 

Voici un billet posté le 30 juillet 2013. Depuis, la jeune femme qui avait caché G, devenue une très vieille dame à qui il rendait visite à chaque passage en France, est morte. G. lui-même a 78 ans. Nous allons le voir dans quelques jours lors de sa visite presqu'annuelle à Paris. 

 



Diner avec un petit garçon juif rescapé

En 1940, G. avait un an et vivait avec sa famille rue Saint-Joseph dans le Sentier, à deux pas de chez nous. Hier soir, cet ami d’ami que nous connaissons depuis quelques années et qui vit aujourd’hui à New York est venu dîner à la maison. A la fin d’un repas très enjoué et très plaisant, nous avons évoqué son enfance et l’histoire dramatique de sa famille pendant la guerre. On peut lire des livres (Le Ô vous, frères humains d’Albert Cohen que je viens de relire ou Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay) ou voir des films. Rien ne remplace un être humain en face de vous qui vous raconte son histoire.

L’histoire de G. est à la fois singulière et commune à des milliers d’enfants juifs de cette sombre époque. Se sachant en danger, sa famille le confie à un couple de Montreuil. Père, mère, grand-père, oncles et tantes seront tous déportés et ne reviendront pas d’Auschwitz. G. explique qu’ils partaient pensant être envoyés dans des camps de travail. Seule sa grand mère, jugée plus faible, reste sur place en se cachant dans un autre appartement du même immeuble. Elle reste aussi comme un lien pour son petit-fils. Quand les bombardements qui annoncent la libération deviennent intenables à Montreuil, la famille d’accueil part se réfugier en Charente chez un cousin, avec G. évidemment.

A la fin de la guerre, G. retrouve sa grand-mère, désormais son unique famille. Il a 5 ans. Ils partiront en Amérique du Sud, puis lui fera sa vie aux Etats-Unis. Depuis, il est revenu sur les traces du passé et a rendu visite à la famille de Montreuil et aussi à celle de Charente. Il voit toujours une survivante de cette famille qui refuse obstinément d’être considérée comme une héroïne pour avoir hébergé un enfant juif malgré le danger. Dans la rue Saint-Joseph, son ancien immeuble a été transformé en hôtel de luxe. Comme le dit la compagne de G., le plus beau est qu’il n’ait aucune rancune et qu’il ait bâti une vie positive et ouverte. Mais essayons un instant de nous mettre à la place d’un enfant dont la vie débute dans ces conditions terribles…

En parlant de se mettre à la place, on ne peut pas s’empêcher de se demander ce que nous aurions fait dans ces conditions. Aurai-je détourné la tête pour ne pas savoir ? Aurai-je collaboré ? Aurai-je trouvé le courage de me montrer à la hauteur de la situation ? Questions sans réponse.

kelloucq - 07:55 - rubrique Actualités - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Mardi 27 Juin 2017

La fin de l’année universitaire et d’une époque

Je relisais le billet écrit en septembre, au tout début de l’année universitaire. Cette fameuse année de Master 1 qui sème la terreur dans le cœur des étudiants de psycho. La réforme est en cours, mais jusque là la pratique était de laisser entrer tous les étudiants qui avaient réussi leur licence en master, avec une sélection violente à la fin de l’année. A Paris Nanterre, c’est environ 3 étudiants sur 4 qui restent sur le carreau, interdits de continuer en Master 2 et donc dans l’incapacité d’obtenir le sésame final pour exercer en tant que psychologue. On devra bientôt parler au passé car c’est la dernière année que les choses se passent ainsi à Paris Nanterre et dans quelques autres universités qui ont pris les devants. Puis l’année prochaine, toutes les universités auront appliqué la réforme qui consiste à opérer la sélection à la fin de la licence. Il revient à notre promotion l’honneur non pas d’essuyer les plâtres, mais d’éteindre la lumière en sortant. D’être la dernière promotion qui aura subi la pression de cette sélection drastique au milieu du guet. Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si Christophe Colomb avait embarqué avec 100 membres d’équipage, en sachant qu’il allait en jeter 75 par dessus bord au milieu de l’Atlantique.

Du coup, on pourrait penser que la sélection causerait une ambiance compétitive entre les étudiants. Et bien, pas du tout. En tout cas dans cette promo, j’ai été frappée par l’entraide et la solidarité entre les étudiants. Nouvelle dans cette fac, j’aurais pu doublement craindre de ne pas m’intégrer dans les micro réseaux des étudiants. Mais il n’en a rien été. En direct, j’ai eu la chance de très vite rencontrer des étudiants avec qui il s’est noué de bonnes relations de travail et de soutien moral. Sur le groupe Facebook, même ambiance d’échange de cours, de réponses aux questions et de bienveillance générale. Normal, pourrait-on penser, de la part d’étudiants qui se destinent à une profession profondément humaine. Certes, mais on pourrait aussi imaginer que les enjeux importants mèneraient à des conduites égoïstes. Or, cela n’a pas été le cas, ce qui restera un des points forts de cette année, renforcé par le sentiment de camaraderie qui nait de l’affrontement d’une épreuve commune.

Car cette année de Master 1 n’est pas de tout repos. D’ailleurs historiquement de nombreux étudiants choisissaient de faire le M1 en deux ans afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles et de mettre toutes les chances de leur côté pour être pris en M2. Neuf cours au 1er semestre et 10 autres au 2e semestre, 250 heures de stage avec son inévitable rapport et un projet de recherche (avec revue de la littérature, définition d’hypothèses et opérationnalisation, choix des outils, recrutement d’une population, passations de tests, exploitation statistique des données et rédaction d’un mémoire de recherche, mais pas de soutenance orale dans le cas de ma filière). C’est costaud et il faut garder le rythme. Pour la première fois, j’ai pris un mois de « congé » de mon travail de journaliste pour me préparer aux partiels de mai qui allaient être décisifs. Cela a été un crève-cœur de dire à mes employeurs habituels (ils ne sont plus que deux aujourd’hui et cela est parfait) que je ne pouvais pas travailler pour eux pour cette période de préparation. Il me semble que la clé est d’être organisé et de ne pas laisser s’accumuler le travail. Les weekends studieux, ça produit des résultats.

Depuis fin mai, je peux me dire avec satisfaction que le M1 est validé, avec une mention Bien qui plus est. C’est une vraie satisfaction personnelle d’avoir réussi à boucler le M1 en un an (sans même déborder sur la 2e session avec des rattrapages ou des dossiers rendus en juin) et d’avoir obtenu des notes satisfaisantes. Depuis quelques jours, le dossier de candidature en M2 est également bouclé, avec une promesse de stage pour l’année prochaine qui est un véritable plus. Et avec un sujet de recherche identifié et deux prof intéressées pour travailler avec moi. Cela me permet d’attendre la réponse pour l’admission en M2 avec une certaine sérénité, même s’il ne s’agit pas de vendre la peau de l’ours…

Si ce billet ressemble à de l’autosatisfaction, j’assume. On peut être critique quand il y a lieu de l’être et content de soi quand c’est justifié. Tout cela n’est pas arrivé par hasard et c’est le travail qui a permis d’en arriver là. Alors pour me relaxer cet été, j’ai décidé de faire un stage complémentaire auprès d’enfants et d’ados. Et finalement ce sera deux stages, pour un total de trois jours par semaine, qui viennent de commencer à Poitiers.

kelloucq - 07:28 - rubrique Actualités - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Lundi 12 Juin 2017

Des cadeaux qui font des ricochets

Longtemps abandonné et très décousu, ce blog des Kelloucq en voyage. Avec le temps retrouvé depuis que la 1ere année du master est terminée et validée, j'ai envie de poster des idées qui me passent par la tête. 

Ce plat m'inspire. C'est mon amie Laurence qui nous l'a offert il y a presque 15 ans (Gabriel est tout petit sur les photos de la visite de Laurence et sa famille à Paris, visite qui a engendré le cadeau du plat en question). Nous l'utilisons très souvent. Je l'aime beaucoup. Sa taille, son décor, son origine. Car ill me fait régulièrement penser à mon amie que je ne vois que rarement à cause de la distance entre Paris et la pointe de la Bretagne où elle vit. Je me disais que c'est sympa, les cadeaux. Quand nous avons oublié que nous les avons faits, ils restent un souvenir dans la vie de ceux à qui nous les avons faits. Comme un lien invisible.

Je sais qu'on peut se décarcasser à imaginer le sens caché des cadeaux (les cadeaux pour se racheter, pour envoyer un message, pour se faire plaisir à soi-même,...). Mais je sais aussi que certains cadeaux font purement plaisir et restent présents bien longtemps après.

kelloucq - 20:17 - rubrique Actualités - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Vendredi 10 Mars 2017

Enfin officiellement diplômés






















Depuis quelques jours, Emmanuel, Gabriel et moi avons enfin nos diplômes en main. Pour Gabriel, récupérer le bout de papier a été relativement facile : dans son collège-lycée, on organise un événement pour les élèves de Seconde afin de leur remettre leur brevet. Rien à voir avec les cérémonies de remise des diplômes à l'américaine et les parents ne sont d'ailleurs pas invités. N'empêche, on marque le coup. Pour Emmanuel, cela fut plus laborieux. Entre son lycée à Paris et l'établissement où il a passé les épreuves de la partie OIB (Option Internationale du Bac) à Fontainebleau, on se renvoyait la balle. Après trois déplacements, il a enfin pu récupérer le sésame magique. Je pense que les garçons voient peu d'intérêt à ce bout de papier. Mais il n'est pas sans importance. Pour me réinscrire en fac - en licence, puis en master - j'ai dû fournir une copie de mon vieux bac passé en 1983. A conserver précieusement donc. Quant à moi, ma licence a été finalement prête courant février après plusieurs péripéties (on me réclamait de fournir plusieurs documents déjà donnés lors de l'inscription, comme mon dernier diplôme en date et sa traduction officielle puisque c'est un diplôme américain). Ah, la bureaucratie! Enfin, une amie qui est toujours à Paris 8 a pu récupérer mon diplôme en même temps que le sien. Nous nous sommes retrouvées au milieu de la gare Saint-Lazare pour une "remise des diplômes" tout à fait non-officielle. Mais au moins, nous avons pu échanger sur nos expériences respectives en master et passer un bon moment. Contrairement à mes enfants, j'apprécie ce diplôme physique qui symbolise tout le travail fourni, une étape sur un chemin, une fierté.

kelloucq - 06:43 - rubrique Actualités - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Vendredi 16 Septembre 2016

Léger vent de panique

 

 

 

 

 




Au terme de cette première semaine de master, je me sens un peu submergée ! Sentiment que partagent apparemment quelques autres étudiants avec qui j’ai discuté dans cette fac nouvelle de Paris Ouest Nanterre La Défense ou Paris 10 pour faire court. A l’époque, changer de fac semblait une bonne idée (voir des têtes nouvelles, une approche différente, un autre cadre,…). Aujourd’hui j’ai le sentiment que me dépayser complètement et devoir me reconstruire des repères durant cette année charnière, ce n’était pas nécessairement une idée géniale…

Pourquoi submergée ?

  • Parce que 9 cours par semestre, soit 18 heures hebdomadaires en cours avec beaucoup de travail à fournir en dehors (c’est la première année que je commence à travailler sérieusement dès la première semaine). Des lectures, des dossiers, du travail qui demande de se creuser la tête. Mais c’est pour cela qu’on a signé!
  •  Parce qu’un projet de recherche dont l’ampleur fait un peu peur même si j’ai une longueur d’avance avec un projet plus avancé que les autres étudiants dans mon séminaire et même un lieu de recherche qui m’a déjà dit oui.
  • Parce que 250 heures de stage et là, j’ai été un peu trop dilettante cet été. Pour bien faire, j’aurais dû m’y prendre beaucoup plus tôt pour trouver un lieu de stage. Mais je devais me bercer d’illusions après avoir trouvé un stage de licence très facilement à la première tentative. Après plusieurs tentatives infructueuses, j’essaie maintenant un peu tous azimuts en essayant d’éviter le mode panique. Beaucoup de « Nous avons déjà tous nos stagiaires pour l’année », « La psychologue ne prend pas de stagiaire cette année »,…
  • Parce que les départements de psycho refusant de faire une sélection à l’entrée en première année de master, on laisse rentrer un peu tout le monde. Et la sélection s’opère entre la première et la deuxième année, avec environ 3 étudiants sur 4 qui restent sur le carreau en sachant que valider le M1 ne sert à peu près à rien en soi. Pour être psychologue clinicien, il faut valider les deux années.

Vous commencez à voir un peu le défi ? Bien sûr, rien là-dedans n’est insurmontable. D’autres ont réussi. Mais ce n’est pas une année de tout repos. « Il ne faut pas se voiler la face », comme me conseillait récemment une psychiatre dans un autre contexte…

kelloucq - 09:08 - rubrique Actualités - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Mercredi 07 Septembre 2016

Août : Poitou et Bretagne

 

 














Après la Normandie, le plan était d’aller faire un tour dans le Poitou avec les parents d’EJ. On a pris nos quartiers d’été à Oyré bien sûr et on a alterné les journées tranquilles sur place (avec un diner chez John et Hélène, un déjeuner mémorable chez Guy et Lucienne, une visite de la Guerche avec tour en anglais du château, visite également guidée de la charmante église de Oyré avec un ancien enfant de chœur,…) et des deux journées dans les châteaux de la Loire (Fontevraud et Azay-le-Rideau accompagné par Emmanuel un jour et un autre jour Amboise et Chenonceaux, y compris un « birthday lunch » exquis pour Carole Lynne et pour moi, avec Gabriel). Je suis toujours épatée de la bonne entente et de l’excellente ambiance entre mes parents et les parents d’EJ : il est vrai qu’ils se connaissent depuis maintenant plus de 20 ans et qu’ils ont finalement eu pas mal d’occasions de passer du temps ensemble d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. Faisant fi de la barrière de la langue, ils échangent et ils se marrent.

 

Puis, EJ et Gabriel ont raccompagné Ed et Carole Lynne à Paris et ce fut la fin de cette partie, très sympa et pleine de bonne humeur, de l’été. Je suis restée dans le Poitou car pour m’arracher à Oyré, surtout en été, il faut se lever de bonne heure. Justement j’adore me lever la première et sortir dans la fraicheur, faire le tour du jardin, voire un peu plus loin, le soleil qui se lève, les oiseaux qui chantent. Je me suis rendue compte, viscéralement, que ce que j’aime dans le paysage qu’on contemple depuis la maison, c’est la douceur des courbes, presque maternelles, dans les petites collines, couvertes de champs et de bois, qui entourent la maison. Ce paysage a quelque chose de réconfortant, d’apaisant, de rassurant. Les jours se sont écoulés tranquillement, à faire quelques marches, des confitures avec Maman, un peu de jardinage, des siestes, des déjeuners sous le tilleul dans la chaleur estivale. Entre autres avec ma tante Jeannine et la tante Augusta, une des deux dernières sœurs de la fratrie d’onze enfants dans la famille de ma grand-mère paternelle. Quel plaisir de l’entendre raconter des histoires d’enfance et de jeunesse, toute pimpante du haut de ses 90 ans passés. Grosse dose de famille, seule, avec Gabriel uniquement (pendant qu’Emmanuel et EJ faisaient un court séjour en Angleterre) ou avec mes trois gars au complet. Avec comme point culminant la 3e cousinade (photo) organisée du côté de ma grand-mère maternelle.

 

Fin août, nous avions un dernier voyage en prévision, très sympa lui aussi. EJ et moi avons été rejoindre mon amie Nicole et son mari qui nous avaient invités dans leur maison dans le petit village de Saint-Gildas-du-Ruys dans le Morbihan (avec une correspondance providentielle à Saint-Pierre-des-Corps qui nous a permis de passer un moment de partage avec nos amis de famille, Michèle et Alain, à l’improviste. Vive les surprises !). Pour EJ 3 jours, pour moi 6 jours merveilleux, un mélange de promenades à vélo et à pied, de sortie en bateau sur le golfe du Morbihan, de moments sur une plage presque désertique, une journée de visites d’installations artistiques dans des chapelles à l’intérieur des terres, des diners chez des amis. Et surtout une ambiance décontractée en parfaite accordance avec Nicole et son mari que je ne connaissais pas très bien. Des conversations stimulantes, des moments simples et vrais, une entente facile. Le tout avec une température complètement inhabituelle pour la Bretagne et le sentiment de profiter des derniers beaux jours. Car la rentrée nous guettait. Et maintenant, elle est là. Les garçons ont fait la leur, je ferai la mienne lundi prochain en plus du travail que j’ai repris doucement, EJ a recommencé les cours de Lego. C’est comme si on n’était jamais partis. Sauf que dans la tête, on a plein de belles images lumineuses et de belles sensations chaleureuses.

kelloucq - 22:19 - rubrique Actualités - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Vendredi 02 Septembre 2016

Juillet : Paris-Normandie















Il faut que je l’écrive sinon les détails s’envolent. Cette année, les parents d’EJ avaient décidé de nous rendre visite en France, avec une requête spéciale d’aller visiter les plages du débarquement. EJ et les garçons ayant pas mal bourlingué dans cette région avec les Scouts, ils avaient même une suggestion d’hébergement toute indiquée : un camping directement situé sur Omaha Beach et équipé de mobil homes parfaits pour un séjour intergénérationnel.

Mais tout d’abord, nous avions décidé de célébrer tous les événements de l’année : le brevet de Gabriel, le bac d’Emmanuel, ma licence et les 50 ans d’EJ. Nous avions loué une salle dans le centre social Cerise où nous avons des attaches et invité un tas de gens qu’on aime (enfin pas tous les gens qu’on aime car beaucoup sont un peu loin). Plusieurs membres de la famille nous ont fait le plaisir de venir à Paris pour cette fête et leur présence était vraiment sympa (à l’exception d’une absente importante à qui nous avons pensé pendant ces bons moments). EJ avait géré le buffet, les garçons préparé un mini-concert avec leur amie Chiara, toute la famille a mis la main à la pâte pour l’installation et le temps était sans doute le plus chaud du mois de juillet à Paris. Résultat, une belle soirée, de belles rencontres entre nos invités qui ne se connaissaient pas et de beaux souvenirs. Un sentiment de cocon, de toile, de liens forts.

Ensuite, nous avons pris la route de la Normandie et des plages du débarquement (avec une nuit et un samedi matin à Honfleur, son église, son marché, son port – beaucoup de touristes, mais toujours beaucoup de charme). Installés à Omaha Beach, nous avons visité le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, la pointe du Hoc, le Mémorial de Caen. Oui, un énorme effort et  d’inimaginables sacrifices des soldats et des civils (30 000 civils tués pendant les opérations du débarquement). Mais quel gâchis, la guerre. Nous avons aussi visité Bayeux et sa tapisserie. Et là encore la guerre, l’invasion (exactement dans la direction opposée), la violence même si l’aventure de Guillaume le Conquérant est racontée si artistiquement. La Normandie ou 1000 ans d’histoire de guerres. Et pendant qu’on était là, l’attentat de Saint-Etienne-du Rouvray à côté de Rouen où nous venions aussi de passer. Ah les humains, quand apprendrons-nous ? J’ai l’air négatif comme ça, mais on a beaucoup aimé notre séjour normand malgré des températures un peu fraiches. Les couchers de soleil sur la mer, les vaches dans les champs, les bons fromages dans l’assiette.

La prochaine étape nous emmènera dans le Poitou et en Bretagne (oui, on prend beaucoup de vacances !).

 

kelloucq - 17:43 - rubrique Actualités - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

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Tribune

  • kelloucq : Hélène, je veux bien vous répondre, mais je ne trouve pas d'emails sur votre blog.
  • catherine : hello, je viens de passer trois heures de lecture ;c'est trop top ,dirait Clément, votre parcours m'a ramené en 1986 que de souvenirs ! je vous embrasse .
  • Julien : Et hop un nouveau blog dans notre BlogRoll! Sympa la "double-traducti on", mais ce serait encore plus sympa de l'annnocer : je me suis retrouver a lire tout le paragraphe en Anglais avant de me rendre compte que c'etait le meme qu'en Francais!
  • kelloucq : Julien, mon blog est un blog d'habitués principalement! Je ne leur explique rien, ils savent tout.
  • name :
  • Mercatini di Natale : Ou on peux trouver dans le web les PC a 100 dollars en vente?
  • kelloucq : Ils ont été vendus aux particuliers nord-américains pendant quelques semaines (ils devaient aussi en acheter pour une donation à un enfant). Mais en gros, ils ne sont pas pour le marché des particuliers.
  • IteseeVer : Hello!
    Nice site ;)
    Bye
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  • Stephanie : Wow!
  • une mamie de France :
  • mamie Coco ! : Bravo ! bravo ! ! à très bientôt !

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